La taille de l’univers et le nombre de galaxies et d’étoiles semblent illimités. Ils sont en tout cas au-delà des capacités du cerveau humain, qui peine à concevoir ces échelles incommensurables.
L’Humain se croit unique, et probablement seul dans l’univers. Mais il commence à réaliser qu’il existe des centaines de milliards de planètes propices à la vie, et que la probabilité qu’elle n’existe nulle part ailleurs que sur Terre est ridicule.
Si l’on considère l’histoire de la Terre, la présence humaine correspond à un battement de paupière. Des millions d’espèces fascinantes l’y ont précédé, parfois pendant des durées bien plus longues.
Le règne de l’Homme est court. Et l’Humain ne reste qu’un locataire, parmi des millions d’espèces. Sur le gigantesque arbre du vivant, son espèce ne représente qu’une simple feuille.
Dans la multitude du vivant, l’Homme n’est probablement pas l’espèce dominante qu’il croit. De nombreuses autres espèces sont plus abondantes, plus massives, plus anciennes, plus adaptables, plus longévives ou plus puissantes.
Aux jeux olympiques des compétences physiques, physiologiques et sensorielles, l’Homme perdrait systématiquement la compétition face aux autres espèces.
On pourrait penser que l’Humain se distingue par son intelligence et sa capacité d’inventer. Et pourtant, selon tous les critères de l’intelligence, il n’est pas du tout la seule espèce et la plupart de ses inventions ont été copiées sur la nature.
Tout dominant qu’il pense être, l’Homme reste entièrement pour sa survie et son bien être des autres espèces, qui lui fournissent son air, son eau, sa nourriture, et tant d’autres choses indispensables.
De ses organes à ses cellules, en passant par ses gènes, l’Homme est un être composite, abritant un patchwork d’espèces microscopiques, dont sa santé – et sa nature même – dépendent.
Oui, l’Homme se différencie des autres espèces. Des arts aux sciences, l’être humain a accompli des choses extraordinaires et uniques. Il s’est aussi distingué par son impact planétaire sur son environnement, au point de menacer de nombreuses espèces, y compris la sienne.