À la fin du XVIIe siècle, Montréal devient la plaque tournante de la traite des fourrures, dont les trois principaux acteurs sont les Amérindiens, les marchands et les voyageurs. Charles Charron, dit Cabana, fait partie de ces hommes, qui se sont aventuré sur de nouvelles terres pour la traite des fourrures de castor.
En 1665, Hélène Desportes en est à sa dixième année de pratique comme sage-femme. Sa bonne réputation vient de son habileté à aider les enfants à naître sans leur briser les membres. Hélène Desportes a beaucoup du travail avec toutes les naissances qui suivent l'arrivée des Filles du Roi, en opérant dans des conditions d'hygiène précaires.
En 1713, après une guerre, la France est forcée de céder une partie de la Nouvelle-France à l'Angleterre. Pour protéger le territoire qui leur reste, les autorités décident de le fortifier et de le peupler davantage. Devant le peu d'intérêt des Français à s'établir dans la colonie, on y envoie, contre leur gré, un certains nombre d'immigrants qu'on pourrait qualifier d'indésirables.
Nicolas Marsolet arrive en Nouvelle-France vers 1613 avec Samuel de Champlain. Encore adolescent, on l'envoie vivre parmi les autochtones pour qu'il apprenne leurs coutumes. Il parle l'Algonquin et le Montagnais. Après bien des années de vie aventureuse, il s'établit dans la colonie où il s'implique beaucoup par la suite. Marié en 1637 avec Marie Le Barbier, il est le père de dix enfants. Véritables aventuriers, les truchements jouent un grand rôle aux débuts de la colonie. Premiers interprètes entre commerçants et Amérindiens, ils font preuve d'une grande diplomatie et, admiratifs de la vie autochtone, ils sont les premiers à ne plus être tout à fait français.
Conscients de l'existence des immenses territoires situés plus à l'ouest, de nombreux colons étendent par le fait même leur conquête de la fourrure dans ces vastes étendues. Ceci aura notamment permis la découverte de territoires encore peu fréquentés et de nouvelles nations autochtones dans l'ouest du Canada et des Etats-Unis, appelés alors les Pays d'en Haut.
À la fin d'octobre 1644, Marie Manitouabe8ich s'apprête à épouser Martin Prévost, un homme de 33 ans, originaire de France et arrivé dans la colonie cinq ans auparavant. Il s'agit, en Nouvelle-France, du premier mariage entre un Blanc et une Amérindienne à être béni par l'Église catholique. Marie Manitouabe8ich a alors 17 ou 18 ans. Baptisée dès son enfance, elle est un modèle de conversion réussie, ce qui n'a malheureusement pas été souvent le cas à l'époque.
Résidant dans la basse ville de Québec, Jacques Bonaventure l'Etoile était aux premières loges pour assister au débarquement des Anglais en 1760 et aux derniers jours de la colonie de Nouvelle-France.
De la Baie d'Hudson à la Louisiane, en passant par l'Acadie, la Nouvelle-France occupe, dès le début du XVIIIe siècle, un territoire bien vaste à protéger pour la faible population qui l'habite. Elle est un colosse aux pieds d'argile.
En 1663, Louis XIV décide de prendre les rênes du pouvoir et de régner en monarque absolu. En Nouvelle-France, il met en place un système de gouvernement semblable à celui des provinces françaises. La population espère que, grâce à ces changements, un vent de renouveau soufflera sur la colonie, qui traverse une crise économique.
Démobilisés, les soldats se voient promettre des femmes pour grossir les rangs de la colonie. Raillées et qualifiées de filles de petite vertu par les uns, portées aux nues comme des vierges héroïques par d'autres, qui sont réellement ces filles du Roi envoyées par Louis XIV pour peupler la colonie dans la deuxième moitié du XVIIe siècle ?
Le premier établissement français en Amérique s'est fait en 1604 à l'île Sainte-Croix, en Acadie, sur la côte atlantique. Pendant 150 ans, la France et l'Angleterre se sont arraché ce territoire, dont la population a été déchirée entre les deux puissances, jusqu'à sa déportation en 1755.
Tout au long de son histoire, la Nouvelle-France subit des attaques, provenant tantôt du côté iroquois, tantôt du côté anglais. À différentes reprises, il faut donc y envoyer des soldats, d'abord pour défendre la colonie, mais aussi pour contribuer à son peuplement. Parmi tous les groupes d'immigrants, les militaires représentent le plus important. Parmi ceux-ci, François Dubois dit Jolicoeur est arrivé dans la colonie en 1694, à l'âge de 17 ans.
En 1639, un groupe de dévots fonde la Société de Notre-Dame de Montréal pour la conversion des Sauvages de la Nouvelle-France. Cette Société rêve de créer, sur l'île de Montréal, une ville missionnaire où un peuple, formé de Français et d'Amérindiens sédentarisés, sera uni dans la foi chrétienne.
Après le babyboom de 1660-1670, le début du 18ième siècle voit apparaître les premières générations de colons nés ici, désormais tout à fait Canadiens. L'épisode raconte comment souvent toute une famille s'installait dans un rang et occupait un large territoire. On y traite aussi de l'importance de la religion dans la vie de tous les jours.
Québec, Trois-Rivières et Montréal sont les trois agglomérations urbaines de la Nouvelle-France. Elles ont l'allure de petits bourgs entourés de terres cultivées et de fermes. Les activités économiques, administratives et commerciales sont concentrées dans les villes, qui abritent à l'époque le quart de la population de la Nouvelle-France. Marie Brazeau, une cabaretière, se trouve aux premières loges de la vie métropolitaine de l'époque.
Robert Giffard, un des premiers seigneurs de la colonie, a maille à partir avec le bouillant censitaire Zacharie Cloutier qui, maître charpentier de son état et homme de métier indispensable à la colonie, ne s'en laisse pas imposer. Aujourd'hui encore, l'expression têtu comme un Cloutier fait partie du langage populaire québécois.
Constituant une page presque éludée de notre histoire, les esclaves furent plus nombreux en Nouvelle-France qu'on ne le croit généralement. La pratique de l'esclavage fut légitimée dès 1709. Quant aux domestiques, leurs conditions de vie étaient très difficiles.
Louis Hébert, apothicaire, s'installe en Nouvelle-France dès les premières années de la colonie. Il est entré en héros dans l'histoire et la mémoire collective. On a fait de lui un véritable mythe, celui du premier colon, du premier agriculteur, surnommé l'Abraham de la colonie.
Au début du 18e siècle, la population de la Nouvelle-France est de plus en plus importante et s'étend désormais au-delà des centres urbains que sont Montréal, Trois-Rivière et Québec. Cela amène la création d'un nouveau genre de commerçant, ces hommes qui à cheval ou en bateau se rendent vendre la marchandise de plus en plus profondément dans les territoires. L'épisode parle aussi des types de métiers qu'autorisait la France et d'autres qu'elle interdisait pour garder sa colonie dépendante des produits français.
En octobre 1665, André Rapin habite la Nouvelle-France depuis quelques années. Âgé de 25 ans, il ignore encore que, dans quelques mois, il va se lancer dans une aventure militaire jamais tentée auparavant par les gouverneurs de la Nouvelle-France. Il va accompagner une partie du régiment de Carignan-Salières dans une expédition d'hiver contre l'Iroquoisie.