La pyramide finie, le résultat était magique ; telle une étoile, elle resplendissait de mille feux au milieu du plateau désertique. Découvrez comment les ouvriers égyptiens procédèrent pour assembler les blocs de revêtement en calcaire qui lui donnaient cet aspect : une prouesse défiant toute imagination, dont il reste quelques vestiges parlants au sommet de la pyramide de Khéphren. Les joints étaient invisibles, le monument formait un tout, immatériel, impénétrable, d’autant plus lorsque l’entrée était définitivement dissimulée à la mort de Pharaon. Dans la pyramide de Khéops, nous aurons la surprise de découvrir non pas une mais trois chambres funéraires, un mystère de plus à élucider. D’autres objets d’émerveillement nous attendent encore à l’intérieur de la plus grande des pyramides jamais construite : la grande galerie surmontée de blocs de pierre placés en encorbellement, la technique utilisée par les Egyptiens pour rendre les couloirs inaccessibles par d’énormes blocs-bouchons, les faux plafonds et chambres de décharge protégeant le sarcophage du roi. Mais le plus fascinant est sans doute l’exploration de ce que l’on a longtemps appelé « les conduits d’aération », conduits pointant avec précision, selon le cas, Sirius ou Orion. Quelle en est donc la signification ? Quantité de mystères sont donc offerts par la construction des pyramides, auxquels nous avons des balbutiements d’explications, mais les questions les plus cruciales restent encore en suspens : pourquoi les grandes pyramides ? Pourquoi un tel gigantisme ? Pourquoi un tel projet national ? Pourquoi ce travail de masse ? Et si la solution était à la fois dans le risque d’oisiveté de la population causée par les crues du Nil, par la volonté de pharaon de voir son peuple former une seule et même nation, dès l’aube de son histoire, par celle des ouvriers d’assurer leur survie, terrestre ou éternelle et, pourquoi pas, comme ce