Avec la création du Nouvel Empire, suite à la victoire d’Ahmosis sur les Hyksos, l’architecture funéraire, même si elle voit disparaître les pyramides, n’en conserve pas moins le double principe de la chapelle funéraire et de la chambre sépulcrale, initié par l’élaboration des premiers mastabas. Cependant, dorénavant, les Égyptiens conçoivent deux ouvrages séparés dans l’espace. D’une part, ils creusent une tombe dans la falaise de la Vallée des Rois, avec escaliers, couloirs et différentes chambres, à l’ombre d’une montagne évoquant la forme d’une pyramide ; d’autre part, plus loin à l’est, en bordure de la vallée fertile du Nil, ils édifient un temple funéraire à la mesure d’un palais. Nous visiterons ainsi le mieux conservé de ceux-ci, celui de Ramsès III, à Médinet Habou, illustrant parfaitement bien le plan-type du temple égyptien ; nous nous dirigerons ensuite vers le Ramesseum, construit par Ramsès II pour aboutir au plus grand des temples funéraires jamais bâtis, celui d’Aménophis III, dont il ne reste malheureusement que les deux gigantesques statues placées devant le pylône, les célèbres «colosses de Memnon». Mais le plus ancien et le plus original des temples funéraires est sans conteste celui de la reine Hatshepsout, composé de 3 terrasses reliées par des plans inclinés, comme blotti dans son écrin de pierre. Nous irons ensuite à Karnak, le plus grand complexe religieux du monde, et nous ferons une visite structurée de cet enchevêtrement de temples où il est parfois d’autant plus difficile de s’y retrouver dans la chronologie que les pharaons ont usurpé des parties érigées par leurs prédécesseurs. Un aspect très intéressant de notre parcours sera de voir que les constructions des édifices, tout comme leur décoration ont une signification symbolique, liée à l’univers. Ainsi, la forme même de la pyramide peut parfois être considérée comme la butte primordiale d