Alexandrie, une des plus grandes cités du monde antique, est liée à tout jamais à l’histoire de quelques-uns des plus grands personnages de l’Anti - quité : Alexandre le Grand, Jules César, Marc Antoine et… Cléopâtre. Située sur la Méditerranée, au carrefour des grandes civilisations de l’Ancien Monde, rêvée par Alexandre le Grand, bâtie par ses successeurs, les Ptolémées, elle fut la première cité moderne de tous les temps. Paradoxalement, malgré tous ces titres de noblesse, la cité des Lagides, célèbre pour son phare, sa bibliothèque, son musée,… nous a laissé fort peu de vestiges archéologiques, enfouis à jamais, sans doute, sous une ville contemporaine en plein essor. Toutefois, depuis quelques années, des fouilles sousmarines entamées par des équipes de plongeursarchéologues égyptiens et français au large de la côte actuelle, laissent entrevoir de nouvelles perspectives. Accompagnons-les au fond de la mer, à la découverte de vestiges engloutis depuis deux millénaires, deux millénaires durant lesquels personne ne les a vus, personne ne les a touchés et c’est là le plus fascinant aux yeux de ces nouveaux aventuriers. Nous sommes à l’emplacement des anciens quartiers royaux où statues, sphinx, colonnes, pavements,… sont « mis à jour », pour certains remontés à la surface et dégagés de leurs concrétions qui les ont conservés dans un état exceptionnel. Et peu à peu, grâce à la technologie moderne, on peut établir un plan très précis des lieux et à l’aide de textes anciens, comme ceux de Strabon, émettre les hypothèses les plus folles : a-t-on retrouvé le temple de Poséidon ? a-t-on retrouvé le palais de Cléopâtre ? a-t-on retrouvé le phare ?... Et un projet un peu fou prend naissance dans l’esprit de ces archéologues, convaincus qu’ils se trouvent sur le plus grand site mis à jour en Égypte. Et si ces dé - couvertes exceptionnelles étaient rendues accessibles au public